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Découvrir Janusz Korczak
Biographie
1878 - 1904 Jeunesse et études
1919 - 1938 Entre deux guerres
1905 - 1918 Les débuts d'un grand éducateur
1939-1942 La guerre
Son oeuvre et ses idées
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Korczak par Boris Vansier

1905 – 1918 Les débuts d’un grand éducateur

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  • > 1905 – 1918 Les débuts d’un grand éducateur
1905
Ayant obtenu son diplôme de médecin, Korczak est mobilisé dans l’armée russe, en guerre contre le Japon, et envoyé en Extrême-Orient. Il s’occupe de l’évacuation des malades de Kharbin à Khabarovsk, s’intéresse au système scolaire et à la situation de la population civile. Ses correspondances sont publiées par Glos, jusqu’à l’interdiction de cette revue par la censure russe (31 décembre 1905).

Un recueil d’articles de Korczak parus dans Glos est édité sous le titre « Koszalki-Opalki » (Broutilles).

1906 – 1908
Après son retour à Varsovie, Korczak collabore à la revue Krytyka Lekarska (Critique médicale) – il signe ses articles Henryk Goldszmit – et continue son travail littéraire et pédagogique. L’édition de son roman L’Enfant de salon, en livre, lui apporte la célébrité. Il devient un médecin recherché et « à la mode ».

Il poursuit sa réflexion sur l’école et le rôle de l’éducateur.

Publication de son roman-feuilleton: « Feralny Tydzien » (Une semaine de guigne), qui contient une critique de l’école traditionnelle, et de l’article « Szkola Zycia » (L’école de la vie) où il trace les principes d’une école servant « les buts de toute l’humanité, et non pas seulement les intérêts d’une classe » (Przeglad Spoleczny – La Revue sociale).

Le travail d’éducateur, dans une colonie de vacances pour enfants juifs, au village Michalowka, lui fournit un nouveau terrain d’observation et donne lieu au livre « Joski, Moszki et Srule » (prénoms juifs).

En 1908, après un séjour dans une colonie de vacances pour enfants catholiques, à Wilhelmowka, il écrit Jozki, Jaski et Franki (prénoms polonais). Ces deux ouvrages, publiés d’abord sous forme d’articles, seront ensuite complétés et imprimés en romans feuilletons et, plus tard, édités en livres (en 1910 et 1911).

1909
Korczak est arrêté et passe une courte période dans la même cellule qu’un éminent sociologue socialiste polonais, Ludwik Krzywicki.

Il entre en contact avec la société Aide aux orphelins qui s’occupe des orphelins juifs à Varsovie. Il devient membre de la direction de cette société et un des promoteurs de la construction d’un orphelinat modèle.

1911
26 mai : le plan de construction de l’orphelinat est approuvé. Il obéit aux principes sociaux et pédagogiques modernes. Korczak veille à ce que les besoins individuels des enfants soient satisfaits et que la possibilité de liens étroits entre la vie intérieure et le milieu extérieur (contacts avec des enfants de la ville, des membres de la famille des anciens pupilles) soit assurée.

C’est probablement au cours de la même année que Korczak visite des établissements pédagogiques et un orphelinat à Londres. Il prend alors la décision de ne pas fonder son propre foyer: « Un esclave n’a pas le droit d’avoir des enfants. Moi, juif polonais sous l’occupation tsariste… j’ai choisi l’idée de servir l’enfant et sa cause… » (Lettre à M. Zybertal, du 30 mars 1937.)

1912
Korczak quitte l’hôpital où il avait travaillé pendant sept ans, et devient directeur de la Maison de l’orphelin.

7 octobre : Korczak, Stefania Wilczynska, éducatrice en chef, et les pupilles s’établissent dans leur nouvelle maison, 92, rue Krochmalna. Korczak et Wilczynska ne touchent aucune rémunération pour leurs services. Dès ce moment, leur vie sera liée pour toujours à la Maison de l’orphelin. Pour le meilleur et pour le pire. Jusqu’à la fin.

1913
27 février : inauguration solennelle de la Maison de l’orphelin. Korczak transforme graduellement l’orphelinat en une société d’enfants, organisée d’après les principes de justice, de fraternité, d’égalité en droits et obligations. Il crée un système d’éducation où chaque enfant devient « maître de la maison, travailleur et dirigeant à la fois » (Jak kochac dziecko, paru en français, sous le titre: Comment aimer un enfant, Editions Robert Laffont, Paris).

Parution de « Slawa » (La Gloire), un livre pour enfants.

1914
Publication d’un nouveau livre contenant trois récits: « Bobo », « Feralny Tydzien », « Spowiedz Motyla » (Bébé, Une semaine de guigne, Confession d’un papillon).

Lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, Korczak part pour le front, comme médecin-chef adjoint de l’hôpital divisionnaire. C’est Stefania Wilczynska qui se charge de la direction de la Maison de l’orphelin. Malgré de grandes difficultés matérielles, elle continue l’œuvre éducative de Korczak.

1915 – 1917
Korczak travaille dans les hospices ukrainiens pour enfants, près de Kiev. Il recueille des observations concernant l’enfant à l’école maternelle et pendant les premières années du primaire.

En 1915, lors d’une courte permission, Korczak participe à la vie d’un internat pour garçons polonais à Kiev, dirigé par Maryna Falska, avec qui il collaborera plus tard en Pologne.

1918
Année de l’indépendance de la Pologne. Après son retour, Korczak reprend ses activités pédagogiques et littéraires. Il rapporte du front le manuscrit de son œuvre pédagogique fondamentale : « Jak kochac dziecko » (Comment aimer un enfant), écrit « dans le fracas des canons ».

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